Vendredi 9 décembre 2005 5 09 /12 /Déc /2005 11:01

Préambule : ce texte date de fin 2001, je ne l'ai pas retouché car il garde à mon sens toute sa validité, en lisant le second article sur les projets vous comprendrez en revanche l'évolution necessaire des projets kleenex réussis ou la complémentarité necessaire avec des projets plus classiques.

Plaidoyer pour les projets "kleenex" en NTIC

Vince

Ressources Humaines & Intranet

 

Constat :

Beaucoup de responsables de projets centrés sur l'utilisation des NTIC au service des Ressources Humaines se heurtent tôt ou tard à la logique de fonctionnement de leur service ou département des systèmes

d'information. On leur parle de sécurité, de préconisations d'entreprise, de budgets se comptant en MF et de délais incertains. C'est à ce niveau que certains s'engagent dans un processus long et coûteux et parfois sans retour sur investissement, que d'autres abandonnent devant la complexité apparente du management d'un projet.

Enfin quelques-uns s'affranchissent de ce carcan et développent des solutions sur mesure.

Nous vous proposons de tracer à grandes lignes les avantages et les quelques risques d'une telle décision.

 

Questionnement

Vous avez donc une idée précise de ce que vous voulez développer
comme service ou application RH s'appuyant sur les NTIC mais votre enthousiasme vient d'être refroidi par la lourdeur de votre maîtrise
d'œuvre (MOE) interne. Il est temps d'aborder votre projet sous un nouvel angle avec quelques questions indispensables !

  • Quel retour sur investissement et quel est le point d'équilibre avec votre budget ?

  • Quel délai de réalisation indiquée par le MOE et quelle est son exigence quant à la précision du cahier des charges ?
  • Etes-vous certain d'avoir tous les éléments pour rédiger un cahier des charges de ce niveau?

Si ces premières questions soulèvent des doutes importants vous devriez envisager une solution intermédiaire de développement dont l'objectif est de développer dans des délais et des coûts réduits une solution pilote opérationnelle.

 

La théorie du projet Kleenex :

Cette approche consiste à démarrer un projet sans attendre d'avoir réuni tous les éléments indispensables à un grand projet
d'entreprise.
Vous privilégiez la rapidité du passage de l'idée à sa réalisation pour mobiliser l'équipe projet comme les utilisateurs. Dans la même logique que la création d'un site Intranet vous fonctionnez sur le mode de l'itération et pouvez prendre en compte les insuffisances notables de la solution
développée et les demandes des utilisateurs pour une version plus stable.

Le temps de développement et de test de l'application permettra à votre projet de mûrir et de se clarifier tout en avançant.

A l'issue de cette période vous aurez la possibilité en tant que chef de projet de tirer les enseignements devant vous permettre soit d'abandonner la solution, de l'améliorer ou de pérenniser les
développements réalisés.

L'investissement dans les trois éventualités demeure rentable car vous aurez, soit permis de valider une solution à développer avec l'éventuelle participation de votre département des systèmes d'information, soit évité de vous engager dans un projet voué à l'échec

Ce fonctionnement itératif qui demande une collaboration intensive entre le Chef de projet et la maîtrise d'œuvre n'est souvent possible qu'avec un prestataire externe.

A titre d'exemple nous avons développé dans le département Ressources Humaine trois applications en ligne ( base de donnée virtuelle, groupe de travail en ligne et trombinoscope interactif basé sur les savoirs faire) pour un projet de site Intranet réservé aux Responsables Ressources Humaines avec une enveloppe de moins de 170 KF.

 

Les risques d'une telle démarche

Ils sont liés à un manque de communication et de collaboration avec votre service informatique qui peuvent vous positionner en franc-tireur, voire en opposant et nuire ainsi à l'intégration de votre projet.

La multiplication de micro-projets sans liens et sans interfacages,
l'adoption de solutions clés en main par des prestataires externes sont desrisques réccurents.

Pour les éviter vous devez associer dès le départ à titre de soutien et d'expert des responsables des systèmes d'information interne et évaluez avec eux la faisabilité en interne du projet ou la nécessité de recourir à des prestataires. Ils pourront aussi vous aider dans le choix puis le suivi des prestataires et vous évitez de tomber sous leur dépendance.

 

Conclusion

Adopter cette stratégie de projet "kleenex" semble paradoxal pour faire des économies mais les expériences que nous avons menées tendent à prouver qu'il est souvent moins onéreux pour une entreprise, sur ce type de projet, de passer par cette phase de maquette plutôt que de lancer un projet avec risque de dérive budgétaire et temporelle.

Vince

Ressources Humaines & Intranet

Par Vincent - Publié dans : RH
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Jeudi 1 décembre 2005 4 01 /12 /Déc /2005 10:37

Gestion de projets

 Je suis un ardent défenseur du projet Kleenex, cela m’a d’ailleurs valu nombre de courriers et de rencontres ! En fait je me suis rendu compte avec l’expérience que cela reprenait de manière plus simple et légère les principes des développements selon la méthode Agil ou RAD vendu à grand renfort de discours pompeux sur l’itération, les tests permanents de contrôle…

Les projets kleenex comme leur nom l’indique sont des projets jetables après usage, ils ne sont pas destinés à être pérenne mais à servir de projet pilote pour établir un REX et valider les aspects positifs et consolider les études de ROI d’industrialisation du produit.

Je suis désormais pour dans cette phase et je découvre la joie de devoir mener des études de plus de six mois, des cahiers des charges et la sélection de l’heureux prestataire à qui nous confieront le développement de nos services intranet pour les salariés.

D’un projet au cycle de vie entre la première note d’intention et la mise en service d’environ 4 mois, je suis douloureusement arrivé à environ 1 an ½…

En revanche cela permet de travailler beaucoup plus sérieusement au travail d’estimation du ROI, d’accompagnement du changement et assurer une très haute qualité de développement et de suivi de projet.

Je découvre le plaisir et le challenge de devoir manager des équipes sans liens hiérarchiques et réunissant aussi bien des acteurs métiers, informaticiens, AMOA ou responsable com, .

Je découvre aussi  celui de gérer l’effet tunnel après l’effet d’annonce et enfin d’éplucher les copies des prestataires qui oublient souvent l’aspect métier et fonctionnel pour répondre en langage responsable de projet technique, une vraie plaie !

La nostalgie me guette et je viens de trouver un nouveau projet kleenex de luxe pour ne pas y céder ;-)

Par Vincent - Publié dans : Intranet
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Mercredi 30 novembre 2005 3 30 /11 /Nov /2005 17:25
Non pas comme les SDF qui tombent de froid mais à la rue du point de vue boulot donc peu de contribution...

See you soon !
Par Vincent - Publié dans : RH
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Vendredi 25 novembre 2005 5 25 /11 /Nov /2005 09:57
Jusqu'à maintenant j'avais trouvé le blog de M.E.L interessant mais là il m'agace avec son dernier article à la mode Sarkozy

Transports collectifs, SNCF, RATP : Faut-il une loi de service minimum ?

voici mon commentaire :

Ce que je trouve consternant c'est la conclusion et je rejoins Dazibao sur le point de légiférer à tout crin.

Le dialogue social vous connaissez Edouard ? c'est une belle invention qui permet de prendre dans le développement de l'activité économique des critéres un peu plus large que l'enrichissement des actionnaires.

Je sens bien la société française avec des bonnes idées de ce type, après l'explosion des banlieures on aura le droit à celui des salariés quand les principes de flexibilité de délocalisation de baisse des salaires et augmentation du temps de travail ne suffiront même pas à continuer à pouvoir avoir un travail permettant de vivre.
Tout celà au profit de quoi?
Dans le même temps et sans peur du paradoxe vous défendez le commerce équitable, pensez aussi à des relations de travail équitable et la qualité d'écoute et de dialogue à développer pour y parvenir.
Oui la CGT ou SUD ont des stratégies politiques et médiatiques condamnables mais non cela ne condamne pas la necessité d'avoir des syndicats!


http://www.michel-edouard-leclerc.com/blog/m.e.l/archives/2005/11/transports_coll.php#comments
Par Vincent - Publié dans : RH
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Jeudi 24 novembre 2005 4 24 /11 /Nov /2005 13:43

Oui mais ensemble

Tel est le titre du livre de Henri Rouilleault et Thierry Rochefort aux éditons ANACT et qui fut le thème du petit  déjeuner de ce matin au Crillon.

La présence de Jean Gandois et Jean-christophe Le Duigou et d’autres représentants illustres de l’UNSA et la CFDT nous promettait un débat animé !

En fait ce fut un échange d’idée duquel se dégageait un consensus un peu mou et peu porteur de changement. Ben oui les idées de faire participer les syndicats et les employés aux orientations et changements de l’entreprise est bonne, celle de syndicats forts et progressistes aussi Mais les vilains fonds de pension et les Assurances détiennent plus de 50% des fonds investis dans les entreprises par le biais des actions.

Les rendements exigés de 15% ou plus sont difficilement conciliables avec la volonté de redonner du sens au travail et la nécessité d’un tiers pour jouer le rôle du médiateur et permettre un rapport gagnant/gagnant me semble un peu illusoire face à la mondialisation de l économie.

Alors que faire ? Le placide Jean Gandois s’y risque, pas grand-chose car les leviers ne sont ni à la hauteur de la France ni à celle de l’Europe mais restons serein car son expérience lui dicte que les taux de rendement supérieurs à 15% ne dureront pas. Quand la boucle sera bouclée, le temps de la gestion sociale et économique reviendra…….

Sur ce le débat fur riche et très intéressant avec une bonne participation de la salle dont un universitaire remarquable qui fit remarquer que la mutation organisationnelle et juridique des grandes entreprises en une multiplication de PME (une grande entreprise possédait il y deux trois  an environ 25 filiales, ce chiffre est désormais de 125) que le modèle juridique de la  SA limitait de facto tout travail fructueux syndicat/direction et permettait une délocalisation souvent encouragée inconsciemment par l’état avec ses aides diverses.

Par Vincent - Publié dans : RH
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