Gestion de carrière
La gestion de carrière et tout à la fois la progression salariale et les mobilités successives d’un agent au cours de sa vie professionnelle avec dans une vision RH l’acquisition de nouvelles compétences et d’une certaine polyvalence.
En analysant mes propres motivations et celles de mes collègues il est évident qu’il y a un décalage important entre la théorie, la politique RH et les stratégies personnelles basées sur objectifs et s’alimentant de nos croyances et notre culture d’entreprise.
La mobilité par exemple, elle est de plus en plus gérée par un pole au niveau central de l’entreprise et des outils du type « bourse de la mobilité » sur intranet.
Cependant les anciennes habitudes demeurent et une part importante des mobilités se fait grâce au réseau, managers et personnel s’identifient, se rencontrent et valident une mobilité en dehors du cadre défini dans une belle charte ou principes de la mobilité.Encore faut-il pour cela avoir son réseau et une « employabilité « reconnue, trop souvent par un manque de confiance seuls ceux les utilisateurs captifs passent par les différents services RH.
Sur l’appréciation de la nécessité de faire une mobilité tous les 4-5 ans, pour l’entreprise on en revient à la nécessité d’éviter la courbe bien connue sur un poste qui passe par une recherche de compétences d’adaptation au poste dans un premier temps, une adéquation accompagnée d’une motivation à assurer pleinement ses nouvelles fonctions puis un déclin par habitude et lassitude.
Pour un agent la question est plus complexe, certains jouent pleinement l’opportunité des mobilités pour progresser tant dans les responsabilités que la fiche de paie avec souvent un objectif de fin de carrière ambitieux et motivant.
D’autres ne veulent pas risquer de laisser un poste où ils maîtrisent complètement l’ensemble des taches à effectuer dans un certain confort de travail, la mobilité ne sera alors qu’un moyen de fuite pour échapper à une nouvelle hiérarchie, une restructuration…
La politique RH doit s’appuyer sur cette réalité pour inciter ce turnover du personnel sur les différents postes avec pour certains des arguments basés sur le « Aller vers.. » et pour d’autre sur le « S’en aller de… » le tout en s’attachant à distinguer les quelques postes où une mobilité normée n’est pas souhaitable en raison d’une spécialisation et d’une technicité trop importante.
La suite, 18/11/05
Dans la continuité de ce billet, la gestion de la mobilité devient une donnée essentielle :
En effet l’enjeu du choc démographique et des nombreux départs dans les 5 ans qui viennent, l’évolution rapide de notre environnement (technique, juridique, concurrentiel) exige de pouvoir trouver les bons profils plus rapidement.
L’idée du parcours professionnel revient donc à la mode en particulier sur les emplois nécessitant des compétences critiques mais nécessite une réelle compétence des équipes RH et une démultiplication au niveau des managers.
L’entreprise doit ainsi mettre en place une politique de la mobilité avec des critères autres que ceux de la proximité des compétences entre deux emplois et développer de nouveaux critères basés sur le mode d’appréhension des taches à accomplir sur des relations temps / espace, culturels et relationnels.
Cette nouvelle approche permet de créer de nouvelles proximités de mobilité entre des emplois, de faire surgir nouveaux champs du possible pour les initiés…
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